Les élèves dys

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Autant le dire carrément, il est encore des profs qui prétendent que tous ces dys (dysorthographie, dyspraxie, dyslexie, dyscalculie, dysgraphie) sont des fantasmes des parents, et des spécialistes qui les traitent, pour excuser chez les premiers une paresse crasse de leur progéniture, et se faire de l’argent sur la naïveté des usagers pour les seconds. Il se peut que le trouble soit parfois bénin et demande simplement quelques efforts supplémentaires pour être surmonté. Mais force est de constater qu’on ne peut nier les apports de l’imagerie médicale et des sciences cognitives pour analyser très précisément ce qui se passe dans nos cerveaux. Or ces apports ont démontré des troubles du développement du cerveau de certains enfants, dans certaines zones particulières, qui expliquent leurs difficultés. Donc ce n’est pas une mode, mais bien une avancée. Ce sont des troubles du langage, du système moteur ou de l’apprentissage qui ne peuvent se résoudre par une simple injonction à l’effort. Un peu comme si on demandait à un unijambiste de faire un effort pour grimper l’Everest. Pas impossible dans l’absolu, mais très compliqué assurément.

Tous les élèves ne sont pas diagnostiqués, loin s’en faut. Les tests coûtent cher, ne sont pas remboursés par la sécu, d’une part. Idem pour la prise en charge (orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien, etc). Donc dans les familles désargentées, même si l’équipe éducative a indiqué aux parents qu’il serait bon de consulter, ce n’est pas toujours suivi d’effet. Le déni entre aussi en ligne de compte : il n’est jamais facile d’admettre que son enfant a « un problème ». Certains parents font donc la sourde oreille devant les difficultés croissantes de leur gosse, et préfèrent croire que « s’il s’y mettait vraiment, il réussirait ».

Toutefois, de plus en plus de parents font leur possible pour trouver des solutions aux difficultés scolaires de leur progéniture, et les enseignants commencent à être formés (je dis bien, commencent) sur les troubles de l’apprentissage que peuvent présenter les élèves.  Il est donc plus que vraisemblable que tu aies à gérer quelques dys, voire beaucoup.

Disons-le franchement : le manque de formation en la matière est cruel. On se forme tout seul, le plus souvent. Soit parce qu’on a été sensibilisé à la question par un vécu personnel (soi-même, un neveu, une voisine), soit parce qu’on tente de toutes les manières possibles de faire progresser les élèves, et qu’on est abonné aux revues pédagogiques.

Il existe maintenant une aide en ligne, relativement conséquente, pour permettre aux profs de comprendre ce que ce sont ces différents « dys » et mettre en œuvre quelques stratégies pour venir en aide à ces élèves en détresse. Voici quelques liens utiles :

Pour rappel, voici la nomenclature des troubles dys :

  • dyslexie : trouble de la transmission du signe écrit dans le cerveau.

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  • dyspraxie : trouble moteur, qui altère notamment le geste scripteur (écrire) et se caractérise par une grande désorganisation, des chutes, etc.
  • dyscalculie : trouble des fonctions cognitives permettant de calculer.
  • dysorthographie : trouble de mémorisation de l’orthographe.
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