Les dispositifs pour élèves en difficulté

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Les élèves en difficulté font l’objet de beaucoup de recherches et de nombreux dispositifs ont été mis en place pour tenter de remédier à ces faiblesses scolaires.  Nous ne parlerons pas ici des établissements spécialisés, comme les SEGPA, les ITEP et autres structures dédiées aux enfants et adolescents présentant des troubles incompatibles avec une scolarité dite « classique ». Au sein des établissements du secondaire, et parfois dans une structure externe (où l’accueil est temporaire), les élèves en faiblesse scolaire peuvent bénéficier de soutien et d’accompagnement sous des formes variées.

  • Sections Ulis pour les élèves présentant un handicap reconnu par la MDPH locale (Maisons départementales des personnes handicapées).
  • Dispositifs D’col (fait par le CNED) ou Maclé (lecture-écriture) pour les élèves de 6e
  • Interventions d’AED (assistants d’éducation) pendant les heures d’étude/de permanence, pour élèves allophones ou en grande difficulté.
  • AP en collège (accompagnement personnalisé) et TPE (travaux personnels encadrés) en lycée, qui, par l’individualisation qu’ils offrent, permettent de travailler des compétences très ciblées.
  • PPRE (Programme personnalisé de réussite éducative, mis en place en concertation par l’équipe éducative) en collège. Le PPRE concerne les élèves qui risquent de ne pas maîtriser certaines connaissances et compétences attendues à la fin d’un cycle d’enseignement, il peut donc également être mis en place pour les élèves intellectuellement précoces en difficulté scolaire.
  • PAP (plan d’accompagnement personnalisé), qui permet à tout élève présentant des difficultés scolaires durables en raison d’un trouble des apprentissages (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, troubles du langage…) de bénéficier d’aménagements et d’adaptations de nature pédagogique.
  • DIMA (dispositif d’initiation aux métiers en alternance) : ouverte aux collégiens, cette formule est exclusivement réservée aux élèves de 15 ans et plus, ou aux élèves ayant accompli la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire. Le jeune, sous statut scolaire, découvre un ou plusieurs métiers par une formation en alternance tout en poursuivant l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
  • Classe de 3e préparatoire aux formations professionnelles (prépa pro)

Il s’agit de proposer, à des élèves volontaires prêts à se remobiliser autour d’un projet de formation, un accompagnement dans la construction de leur projet personnel. Ces classes ne présagent, néanmoins, pas définitivement de leur champ professionnel ni de leur orientation et s’inscrivent dans le cadre de la personnalisation des parcours. Elles renforcent le caractère professionnel dès la 3e par un partenariat avec ou entre les lycées professionnels. Les classes de troisième « prépa-pro » ont été généralisées à la rentrée 2012 avec pour vocation de se substituer, à terme, aux 3e Module découverte professionnelle 6 h (DP6) (arrêté du 2 février 2016 : classe de troisième dites « préparatoires à l’enseignement professionnel).

 

  • Les cordées de la réussite Les « cordées de la réussite » sont un dispositif mené en partenariat avec la politique de la ville visant à accroître l’ambition scolaire des jeunes lycéens et collégiens issus de milieux sociaux modestes. Leur objectif est de lever les obstacles psychologiques, sociaux et/ou culturels qui peuvent freiner l’accès des jeunes aux formations de l’enseignement supérieur et notamment aux filières d’excellence ».
  • Dispositifs relais (classes, ateliers et internats)

Ils constituent un des moyens de lutte contre la marginalisation scolaire et sociale de jeunes soumis à l’obligation scolaire. Ils ont pour mission la re-socialisation et/ou la re-scolarisation des élèves de collège qui sont entrés dans un processus évident de rejet de l’institution scolaire et qui ont même souvent perdu le sens des règles de base qui organisent leur présence et leur vie au collège. L’objectif est de favoriser, par un accueil spécifique temporaire, une réinsertion effective des élèves concernés dans une classe ordinaire de formation, sous statut scolaire ou le cas échéant sous contrat de travail (apprentissage, contrat de qualification, etc.). Ces dispositifs ne relèvent pas de l’enseignement spécialisé. Ils sont rattachés à un EPLE et accueillent des élèves venant en général de plusieurs établissements scolaires. Les élèves demeurent sous statut scolaire. Ils peuvent participer à des visites d’information et des séquences d’observation en milieu professionnel. Les ateliers et classes relais ont une durée d’accueil qui peut varier de quelques semaines à plusieurs mois sans excéder une année scolaire pour les classes, et pour les ateliers de quatre à six semaines renouvelables trois fois. L’admission d’un élève dans une classe relais relève de la décision de l’inspecteur d’académie, directeur académique des services de l’éducation nationale (IA- DASEN) ou son représentant, sous réserve de l’accord de l’élève et du consentement de la famille ou du représentant légal. Les internats relais permettent d’accueillir avec des projets éducatifs adaptés les jeunes en voie de décrochage. Ils ont pour vocation d’accueillir des jeunes perturbateurs ayant fait l’objet de multiples exclusions, mais qui ne relèvent ni d’une prise en charge thérapeutique, ni d’un placement dans le cadre pénal. Ils poursuivent 4 objectifs principaux : l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, l’appropriation des règles du vivre ensemble, la définition d’un projet de formation ainsi que l’implication des familles. Les internats relais établissent une relation conventionnelle avec un centre médico-psychologique (CMP) ou un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) de proximité. Leur projet éducatif et pédagogique est intégré dans le projet d’établissement de l’EPLE. Par ailleurs, l’opération École ouverte permet aux établissements volontaires des quartiers défavorisés ou des zones rurales d’ouvrir pendant les vacances scolaires ainsi que les mercredis et samedis afin d’offrir à des jeunes un programme riche d’activités organisé par des professionnels de l’éducation.

  • Accompagnement éducatif

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de l’égalité des chances entre tous les élèves ; il s’agit d’assurer à chaque élève volontaire l’encadrement de son travail personnel, l’épanouissement par la pratique du sport et l’ouverture au monde de l’art et de la culture. Il concerne les collèges de l’éducation prioritaire situés en REP et REP+. Il fonctionne grâce à une enveloppe d’heures octroyées par l’autorité de tutelle. Le collège organise l’articulation entre ce dispositif et l’emploi du temps de l’élève. Dans les faits, cela donne des ateliers théâtre ou vidéo, des ciné-clubs, des initiations à la magie, des clubs échecs, des options foot et des cours de relaxation, par exemple. Ces accompagnements éducatifs se font en dehors des heures de cours (pause méridienne ou sur les heures d’étude dans certains cas).

Ces dispositifs concernent essentiellement le collège. Au lycée, le nombre de dispositifs est moindre :

  • Dispositifs relais

Les dispositifs relais ont pour vocation la lutte contre la marginalisation scolaire et sociale des élèves de moins de 16 ans. Ils s’inscrivent aussi dans la politique de lutte contre de décrochage scolaire et la réduction des sorties du système éducatif sans diplôme, ainsi que de lutte contre l’absentéisme à l’école.

Ces structures opèrent en étroite collaboration avec le ministère de la justice, notamment la protection judiciaire de la jeunesse, et ont pour vocation d’assurer un accueil temporaire des élèves en rupture profonde avec la vie des établissements scolaires traditionnels, dans un cadre d’aide et d’accompagnement personnalisé afin d’assurer la poursuite de leur formation dans la voie générale, technologique ou professionnelle.

Les dispositifs relais sont rattachés à un établissement public local d’enseignement qui peut être un collège, un lycée professionnel, un lycée d’enseignement général et technologique ou un établissement régional d’enseignement adapté.

Les ateliers relais permettent l’accueil de ces élèves sur une période de quatre à six semaines, renouvelables trois fois. Les ateliers doivent s’appuyer, en plus de l’équipe pédagogique et éducative, sur des associations complémentaires de l’enseignement du service public d’éducation ainsi que sur les fondations reconnues d’utilité publique.

Les internats relais accueillent les élèves dans un espace dédié et disposent d’une équipe pédagogique et éducative dont l’emploi du temps est adapté au projet de l’internat relais. L’effectif, limité à une dizaine d’élèves, doit être suffisant pour permettre aussi une organisation en groupes de besoins. Les élèves y sont admis pour une durée ne pouvant excéder une année scolaire.

Les « Structures de Raccrochage à l’École » constituent une solution appropriée à la prise en charge d’élèves sans solution qui souhaitent reprendre des études secondaires générales, technologiques ou professionnelles.

Le service civique propose à des jeunes ayant décroché du système scolaire des solutions spécifiques permettant d’allier projet de formation et mission d’intérêt général.

Il existe d’autres dispositifs relais ou d’accompagnement des élèves (cordées de la réussite, FOQUALE – Formation Qualification Emploi -, etc.).

Par ailleurs, l’opération École ouverte permet aux établissements volontaires relevant de la politique de la ville (quartiers prioritaires) ou des zones rurales d’ouvrir pendant les vacances scolaires ainsi que les mercredis et samedis afin d’offrir à des jeunes un programme riche d’activités organisé par des professionnels de l’éducation.

(source : esen.education.fr)

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