Enseigner en REP ou REP+

REP

Enseigner dans le secondaire signifie être affecté quelque part sans avoir trop le choix. Dans le primaire, il est plus facile de travailler dans une zone que l’on choisit, parce qu’il y a plus d’écoles et donc plus de possibilités de rotation de personnel. Il est désormais de notoriété publique que les jeunes profs sont envoyés dans les établissements classés REP (Réseau d’Education Prioritaire) ou REP+, parce que ce sont les moins demandés et donc ceux où l’on se retrouve quand on a peu de points (voir la rubrique mutation pour comprendre le fonctionnement des affectations).

Dès lors qu’on dit « REP », on pense à ces affreux divers entendus à la télé ou à la radio : un prof s’est fait poignardé, un autre cracher dessus… On pense agressions, insécurité et immenses difficultés pour enseigner sa matière. Cette image n’est ni tout à fait fausse, ni tout à fait vraie. Il y a de tout dans les REP, des zones « seulement » défavorisées, et d’autres vraiment sensibles, où la violence est devenue la norme.

18% des écoliers, 20% des collégiens et 2% des lycéens, soit environ 1 700 000 élèves sur les 11 800 000 élèves français, sont scolarisées en éducation prioritaire. Source : site de l’académie de Bordeaux

Pour rappel, à la rentrée 2016, 1095 réseaux composent la carte de l’éducation prioritaire, 364 collèges sont en REP+, 731 collèges en REP. Source : site éducation prioritaire Réseau Canopé

Comment un établissement devient REP ?

Les critères pour qu’un établissement scolaire devienne REP ont changé depuis la rentrée 2015. Désormais, le ministère de l’Éducation nationale classe les établissements en fonction d’un “indice social”. Celui-ci comprend quatre paramètres qui “impactent la réussite scolaire” :

– Le taux de catégories socio-professionnelles défavorisées
– Le taux d’élèves boursiers
– Le taux d’élèves résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS)
– Le taux d’élèves ayant redoublé avant la sixième

Cela concerne exclusivement les écoles primaires et collèges. En effet, la refonte de la carte des établissements d’éducation prioritaire n’inclut pas les lycées.

Les trois premiers critères sont plus ou moins liés avec les revenus de la famille. Par conséquent, dans un établissement REP, il y a plus d’élèves dont les parents ont des faibles revenus que dans d’autres établissements. Or, ces élèves sont davantage touchés par l’échec scolaire que les autres.

« Deux types de réseaux ont été identifiés : les REP+ qui concernent les quartiers ou les secteurs isolés connaissant les plus grandes concentrations de difficultés sociales ayant des incidences fortes sur la réussite scolaire et les REP plus mixtes socialement mais rencontrant des difficultés sociales plus significatives que celles des collèges et écoles situés hors de l’éducation prioritaire. » (source : Eduscol)

On peut lire sur le site institutionnel education.gouv que « Être enseignant en REP, c’est intégrer une équipe motivée qui met en œuvre des pratiques pédagogiques innovantes pour répondre aux besoins spécifiques des élèves scolarisés de ces territoires et s’adapter à leurs difficultés.

  • Travail collectif, dialogue avec les parents, accompagnement des enseignants : l’éducation prioritaire au quotidien
  • Prendre part à des initiatives pédagogiques collectives
  • Des avantages pour la carrière »

Le fait est que les équipes de REP et REP+ sont souvent motivées et dynamiques. Pas question de ronronner ici : ces élèves en difficulté sociale et scolaire demandent un véritable investissement.

Travailler en REP ou REP+ c’est aussi, sans doute plus qu’ailleurs, travailler en équipes. Pour la bonne et simple raison qu’il faut être soudé et innovant pour faire face à ce public. On peut être innovant tout seul, mais l’usage est de se refiler les pratiques pour parvenir le plus possible à des résultats encourageants.

Bien évidemment, l’aspect humain et psychologique prévaut dans ces établissements, encore plus qu’ailleurs, où ils sont déjà indispensables.

Mais il ne faut pas oublier que qui dit REP (ou REP+) dit moyens supplémentaires.

 EN REP

A l’indemnité de sujétion en REP (qui s’élève à 1734 € nets par an pour un temps plein, soit 144 € par mois), il faut ajouter

  • Des effectifs réduits (un maximum de 28 élèves par classe)
  • 9 % de dotation horaire globale (DGH) en plus, ce qui permet de mettre en œuvre des dispositifs d’aide, des demi-groupes, des ateliers (de confiance en soi ou de motivation par exemple), des interventions…
  • Plus de personnels non enseignants qu’ailleurs : assistants pédagogiques, surveillants, AVS…
  • Un accompagnement continu jusqu’à 16h30 pour les élèves de 6e dans tous les collèges de l’éducation prioritaire. Aide aux devoirs, soutien méthodologique ou un tutorat seront mis en place dans l’établissement pour que les élèves travaillent en petits groupes lorsqu’ils n’ont pas cours.
  • L’extension du dispositif D’Col dans tous les collèges de l’éducation prioritaire. Depuis 2013 D’Col propose aux élèves de 6e en difficulté un dispositif numérique innovant d’aide individualisée, de soutien et d’accompagnement en français, mathématiques et anglais. Un enseignant référent prend en charge et encadre les élèves deux heures par semaine autour d’activités pédagogiques numériques.
  • Un fonds académique pour financer des actions pédagogiques et l’animation des réseaux. Les équipes pédagogiques locales bénéficieront de moyens leur permettant d’engager des actions innovantes au service des élèves.
  • Une coordination du réseau (collège + écoles) par un enseignant en mission, qui développe la cohésion entre les différents acteurs du réseau.

EN REP +

A l’indemnité de sujétion REP+ (qui s’élève à 2312 € nets par an pour un temps plein, soit 192 € par mois), il faut ajouter

  • Les mêmes avantages que dans les REP (effectifs, DGH, personnels non enseignants, etc.)
  • Une pondération des heures d’enseignement. En clair, on effectue moins d’heures de cours parce qu’on a beaucoup de travail en dehors des cours (rencontres avec les parents, projets interdisciplinaires, etc). La quotité varie de 16h30 à 17h30 au lieu de 18h (pour un certifié à temps plein), avec un salaire comme si on faisait nos 18h. Les heures supplémentaires sont également pondérées (par exemple, pour un service de 19h, tu seras payé(e) 21h).

Concrètement, ça veut dire quoi enseigner en réseau d’éducation prioritaire ?

Cela veut dire, essentiellement, que les élèves n’auront pas les mêmes codes que toi. Que la présence d’un livre chez eux est exceptionnelle (quoi qu’en REP la mixité sociale fasse qu’on ait aussi des élèves aux parents CSP+). Que la langue parlée à la maison n’est pas toujours le français. Qu’il n’y a pas forcément une chambre pour chaque enfant, ni à manger tous les jours. Que remplir un dossier de bourse relève, pour beaucoup de ces familles, d’un Everest à gravir. Que l’école n’est pas vécue sur le mode d’un accès au savoir, mais d’une garderie ou d’une obligation légale ; au mieux d’une possibilité de décrocher un vrai emploi. Que le fait de voir des gamins affublés des marques les plus chères (Nike et consors) ne signifie absolument pas qu’ils roulent sur l’or : les priorités sont différentes. Que la télé est allumée quasiment 24h/24 et que l’immense majorité des élèves possède une PS4, parce que les parents aiment leurs enfants et se sacrifient pour leur offrir ce « qu’il y a de mieux ». Que l’éducation telle que tu la conçois n’est pas du tout une évidence pour les parents de tes élèves. Et tant d’autres choses…

Peut-être viens-tu d’un quartier défavorisé et connais-tu bien le quotidien des gamins de zone prioritaire. Un atout majeur pour exercer dans ces établissements. Mais si ce n’est pas le cas, il va te falloir comprendre que tous tes repères sont faussés.

Un enfant de REP+ (et, dans une moindre mesure, de REP car comme je l’ai dit la mixité sociale y est plus forte) ne se couche pas à 20h30 parce que ses parents le lui ont demandé. Il s’endort quand il tombe de sommeil, devant la télé ou sur son smartphone. Ce n’est pas que ses parents se soucient moins de sa santé, de son bien-être, de son avenir. C’est qu’ils n’ont pas les mêmes informations que toi, ni le même mode de vie.

L’erreur serait de croire que tu peux « sauver » ces ados. Tu n’as pas à le faire, tu n’es pas un sauveur. Prendre trop à cœur les problématiques de ces enfants est une source d’épuisement avérée, et toxique. Là n’est pas ton rôle. Toi, ton job est de les amener, aussi bien que possible, à maitriser des compétences fondamentales. Rien de plus. Tu n’es pas assistante sociale, ni psychologue, ni policier, ni juge d’instruction.

Tu n’as pas à juger ces familles et leur éducation. Ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils sont, avec leur propre éducation, avec leur système de valeurs. Tu vas trouver aberrant qu’ils se saignent pour payer un Iphone 10 mais ne payent pas la cantine ? Ils pensent faire au mieux. Ne les juge pas, ne te révolte pas. Le dialogue, la tolérance, l’ouverture d’esprit, sont plus qu’ailleurs nécessaires dans ces réseaux d’éducation prioritaires. Et la colère n’amène jamais rien de bon.

En revanche, rien ne t’empêche d’expliquer aux gamins ce qui est bon pour eux, à tes yeux (sans pour autant user de ton influence de manière trop prosélyte). Les valeurs de la République, tu es là pour les défendre. Et le bon sens, aussi.

Dans ces établissements, tu vas découvrir, par exemple, que le ticket de cantine des profs est très cher (passé le 8e échelon), parce que le budget cantine est sans cesse déficitaire et qu’il faut bien essayer de compenser. Les familles se montrent insolvables mais il faut bien que les gamins mangent…

Dans ces établissements, tu vas te retrouver confronté au fait que les devoirs sont rarement bien faits, voire faits. Mais si tes parents ne s’y intéressent pas, ou ne comprennent pas la moindre consigne, ou sont occupés avec des plus petits, et que tes frères et sœurs sont occupés, et qu’il n’y a aucun endroit où s’isoler, vas-tu mettre de l’ardeur à t’appliquer sur tes devoirs ? Parfois oui, parfois non. Souvent non. Car tu crois que ton avenir est scellé et ne recèle rien de glorieux. Alors à quoi bon ?

Souvent, tu vas te retrouver confronté à une misère que tu n’imagines même pas. A de la saleté (la douche quotidienne n’est pas acquise pour l’ensemble de la population française). A des explosions de rage ou de détresse qui n’auront strictement rien à voir avec toi. A de l’inattention chronique. A des parcours de vie n’ayant rien à envier aux Misérables de Victor Hugo.

Le côté positif, c’est que ces gamins sont hyper attachants. Ils ont beau être compliqués à gérer, difficiles à enseigner, ils t’offrent humainement des richesses prodigieuses.

Ils ont beau le cacher très savamment, ils ont de grandes attentes envers toi. Ils posent sur chaque adulte représentant de l’Etat un regard à la fois goguenard et attentif. Ils cherchent le cadre et la bienveillance. Ce sont des gamins comme les autres, avec une faculté d’adaptation énorme, mais des parcours de vie compliqués.

Pour ne pas te faire dévorer par ces publics, il importe donc d’adopter une posture adéquate. De la fermeté (à ne pas confondre avec la sévérité) donc, toujours. Mais de la bienveillance, de la compréhension et de la tolérance aussi, toujours.

Quand Jean-Mohamed n’écoute rien à ce que tu dis, se balance constamment et ne copie même pas le cours, ne t’énerve surtout pas. Va à côté de lui, pose une main sur son épaule (furtivement) et invite-le tranquillement à noter ce que tu viens de dire. En épelant chaque mot. Et s’il faut faire la même chose avec Cindy, Joffrey et Ahmed, fais-le. Ils ont juste besoin d’attention, de fermeté et de bienveillance.

Enseigner en REP et REP+, c’est accorder une attention extrême à chacun des 26 ou 28 gamins de ta division.

C’est fatiguant. Mais c’est aussi très gratifiant, car si tu t’investis, tu vois vraiment les progrès de tes élèves, bien plus qu’ailleurs. Tu es leur guide et, pour peu que tu ne te laisses pas prendre à leurs jeux de pouvoir, tu es leur lumière dans la nuit. Mais pas leur sauveur. Tu ne résoudras pas leurs problèmes. Mais tu pourras leur permettre d’entrevoir que le savoir est source d’épanouissement et de liberté.

Très concrètement, je vais te donner une synthèse de rentrée faite par un prof principal enseignant en REP. Le document est destiné aux collègues de l’équipe pédagogique, c’est-à-dire les profs de la classe. Il s’agit d’une classe de 4e, dans une REP rurale. Tous les prénoms ont été changés.

« – Beaucoup d’élèves anxieux et qu’i faudra sans doute rassurer (s’ensuit une liste de 7 prénoms).

  • Victor : événements familiaux lourds à porter (décès d’un frère sous ses yeux). Les parents ne sont jamais venus au collège.
  • Valentine est en famille d’accueil, très sensible.
  • Pierre aurait dû effectuer un bilan SEGPA mais cela n’a jamais été fait malgré les demandes des enseignants. Parents séparés qui ne communiquent pas. Gros souci de graphisme et d’écriture. Maltraité de 8 à 11 ans par son beau-père. Orientation en 3e prépa-pro à privilégier.
  • Emma a une maman handicapée dont elle s’occupe beaucoup (25 journées d’absence au dernier trimestre de 5e).
  • Meriem arrive d’Espagne, où elle a passé 4 ans (née au Maroc). Grandes difficultés scolaires auxquelles s’ajoute une grande difficulté à apprendre le français.
  • Laura est en famille d’accueil et ne voit sa maman qu’une fois tous les 15 jours (le mardi après-midi).
  • Florian et Axel ont un an d’avance (Ils sont tous deux HPI = Haut Potentiel Intellectuel).
  • Jordan se victimise beaucoup, souci de relations avec les autres, mensonges avérés. Fatigué car se couche tard. Ne pas croire tout ce qu’il raconte.
  • Sandra et Vanessa sont extrêmement timides, à ne pas brusquer car réactions pathologiques.
  • Yanis : maman française convertie à l’islam, obnubilée par la religion et entièrement voilée (niqab). Quelques soucis face aux programmes.
  • Floria a eu un traitement chimio pour une tumeur au nerf optique, vient de terminer son traitement.
  • Audrey peu intégrée à la classe, problème d’agoraphobie, voir avec l’infirmière.
  • Clara ne voit plus son père depuis deux ans, souffre de ne plus voir ses petits frères et sœurs.
  • Corentin peut faire des malaises à cause du stress.
  • Le papa de Mia vient de décéder et elle a perdu sa grand-mère l’an dernier. S’est déjà mutilée. A surveiller.
  • Anna est très complexée par ses rondeurs et sa poitrine qu’elle trouve trop forte.
  • George est enfant du voyage sédentarisé. A déjà été appréhendé à plusieurs reprises pour vols.
  • Stephen est en phobie scolaire. 68 journée d’absences non justifiées l’an dernier.

Sur une classe de 22 élèves, 18 ont donc des problématiques particulières. C’est ça, la vie en REP ou REP+.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problématiques importantes dans les établissements non classés REP ou REP+. Mais la proportion est plus importante dans ces établissements où les revenus des parents sont très faibles, ce qui implique une fragilité psycho-affective accrue des enfants.

Il ne faudrait cependant pas croire que ces gamins aient moins de ressources cognitives que les autres. Ils sont souvent doués pour l’humour, et s’ils ont des difficultés scolaires c’est parce qu’ils ont à naviguer entre deux langues et deux cultures : celles de la maison ayant peu à voir avec celles de l’école. Il faut les aider à bâtir des ponts entre ces deux langues et cultures (sans que cela ait forcément à voir avec l’immigration. La culture des campagnes profondes, également, n’est pas celle de l’école de la République).

Un référentiel pour les enseignants en éducation prioritaire est disponible ici :https://www.reseau-canope.fr/education-prioritaire/fileadmin/user_upload/user_upload/accueil/Referentiel_de_l_education_prioritaire.pdf

Un des grands avantages que présente l’enseignement en REP ou REP+ est la solidarité et le dynamisme des équipes éducatives. Par nécessité, tout le monde s’investit au maximum (à quelques exceptions près, comme toujours) et, comme les réunions y sont plus nombreuses, on travaille davantage en équipe. De ce fait les relations entre collègues sont souvent plus fortes. Une jeune enseignante en détresse racontait ainsi que ce qui l’avait sauvée de la dépression avait été de partir en vacances avec plusieurs de ses collègues, qui lui avaient permis de relativiser et d’acquérir de nouvelles compétences de gestion de classe.

Les REP et REP + sont par ailleurs organisés en RRS : réseau de réussite scolaire. Cela signifie que les écoles et les collèges du réseau (d’éducation prioritaire) travaillent en étroite collaboration. Des actions spécifiques sont menées, des partenariats avec les associations locales et les collectivités territoriales sont mis en place (c’est vrai aussi dans les autres établissements, mais de manière moins dense). Le réseau est animé par un coordinateur.

Quand on est prof en réseau d’éducation prioritaire, on est forcément confronté à la pauvreté. Cela a des incidences très concrètes sur la pratique : il n’est pas du tout évident que les élèves aient toujours leur matériel (l’achat d’un livre ou d’un porte-vues ne se fait pas si aisément) par exemple. Pour les sorties pédagogiques, il faut tabler sur des coûts très faibles, qui vont devoir être compensés par des actions lucratives comme la vente de chocolats à Noël et Pâques, de fleurs au printemps, ou de tout autre produit que les familles voudront bien acheter pour financer en partie les sorties (voir par exemple le site https://www.initiatives.fr/).

La pauvreté signifie aussi une difficulté d’accès aux soins. Des élèves qui auraient besoin d’un suivi chez un psychologue, d’orthophonie, d’un bilan dys ou encore d’ergothérapie ne pourront pas le faire tout simplement parce que leurs parents n’en ont pas les moyens (prestations non remboursées par la sécu). La collaboration avec l’assistante sociale (présente dans l’établissement un à deux jours par semaine) n’est pas miraculeuse. On est donc confronté à des difficultés pédagogiques supplémentaires.

Pour en savoir plus sur ces réseaux d’éducation prioritaire, sur les difficultés rencontrées et les leviers à actionner, je te recommande la lecture du compte-rendu des Assises de l’éducation prioritaire de l’Académie d’Orléans-Tours, qui met en évidence les questions faisant débat et les constats faisant au contraire consensus.

Enfin, il faut savoir qu’il y a parfois peu de différences entre un établissement classé REP et un autre non REP : la classification se joue à très peu de choses. Tu peux donc te retrouver dans un établissement « difficile », où problèmes de violences, de comportement, de moyens, de niveau, sont patents, sans que celui-ci soit pour autant classé en réseau d’éducation prioritaire. A l’inverse tu peux être affecté(e) en REP ou REP+ et n’avoir que des élèves mignons tout plein qui font de leur mieux (à quelques exceptions près, toujours). Il ne faut pas croire qu’il y aurait une corrélation permanente entre difficulté à enseigner et classification en réseau prioritaire, et à l’inverse entre établissement non classé et absence de difficultés : ce n’est pas le cas. Certains réseaux sont « tranquilles » et d’autres épouvantables. Cela tient à plusieurs facteurs : la politique éducative menée par le chef d’établissement, le dynamisme des équipes pédagogiques, la collaboration plus ou moins importante avec les parents, le taux de délinquance du territoire, etc. Ne sois donc pas effrayé d’emblée si tu es affecté(e) en REP ou REP + : cela peut très bien se passer !

Si tu as besoin d’être épaulé, n’hésite pas à consulter le site du réseau Canopé dédié à l’éducation prioritaire : https://www.reseau-canope.fr/education-prioritaire/accueil.html. Il fourmille d’outils, d’idées, de références et de contacts utiles.

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